Le plagiat est sans nul doute une autre « zone grise » [1] située entre « emprunt créatif et emprunt servile », entre « intertextualité créative et délit de contrefaçon ». Au gré de découvertes estivales – Déjà-Vu et Facteur de Hirsch, deux expositions organisées par le musée de Karlsruhe sur la copie dans l’art, et « Du plagiat » dans la littérature, ouvrage d’Hélène Maurel-Indart [2] que j’ai pris (enfin) le temps de lire -, voici quelques éléments recueillis sur la perception de la copie et de ses diverses déclinaisons.
« Honte au plagiaire », « voleur de mots » [3]! Celui qui plagie ne serait d’ailleurs qu’un « geai paré des plumes du paon », propos d’Esope repris par Horace puis, par jeu (clin d’œil ?), par La Fontaine [4]. Le plagiat, une histoire ancienne donc. Mais plus qu’une « simple affaire de susceptibilité personnelle »[5], le plagiat représente désormais aussi des enjeux financiers considérables, d’où la judiciarisation croissante de la question. « Dans les « Années 2000 : Le plagiat partout ! », note Hélène Maurel-Indart[6]. Jusqu’où ira-t-on ? Lire la suite





