Regards croisés sur la mise en ligne et la valorisation de la presse XIX-XXI. Intervention faite à Lyon lors des journées d’étude co-organisées par les laboratoire Elico (Lyon), Gresec (Grenoble) et la Bibliothèque municipale de Lyon, les 6 et 7 mai 2010.
Présentation vidéo sur le site de la Bibliothèque municipale de Lyon (partie juridique à partir 1 h 47) … ce qui n’est pas une incitation à occulter les interventions qui précèdent
« (…) Réveillez une archive qui dort » [1]
Que l’on soit un éditeur ou une institution culturelle, il s’avère important de sauvegarder un fonds de presse menacé de disparaître et de le valoriser, pour valoriser son image lorsque l’on est éditeur, pour la richesse documentaire qu’il représente lorsque l’on est une institution.
Des questions juridiques se posent ; elles servent malheureusement quelquefois d’alibi pour refuser les travaux qui s’imposent, éviter de mettre les publications à la disposition du public ou pour les proposer à des conditions très restrictives qui ne sont pas toujours justifiées.
« L’archipel » des droits ? [2]
Plusieurs droits peuvent entrer en lice pour protéger le fonds et ses éléments : le droit d’auteur, le droit du producteur de base de données, le droit des marques, … La responsabilité peut être engagée pour parasitisme, non-respect de la vie privée, droit à l’image, etc. Il est utile aussi de connaître les dispositions sur la réutilisation des données publiques.
En ce qui concerne le droit d’auteur, un article, une interview, une photographie sont des créations intellectuelles et une mise en forme originale suffit pour que ces créations soient protégées par le droit d’auteur.
On rappellera aussi que les droits d’auteur se déclinent en droits patrimoniaux, que sont le droit de reproduction, de représentation et d’adaptation, et en droits moraux, protégeant la personnalité de l’auteur que sont les droits à la paternité, au respect de l’intégrité de l’œuvre, de divulgation et de retrait ou de repentir. Lire la suite