Pour couper court aux questions posées sur le choix du nom donné à ce blog
Selon le Littré (1880), c ‘est le titre d’une partie de la Bible, supplément aux livres des Rois, mais surtout, au sens figuré, une « sorte de supplément à l’ouvrage qui précède [en ce qui me concerne, mes écrits pour l'ADBS], par opposition à prolégomènes ».
Entendue au cours de ma scolarité, cette phrase terriblement désuète m’avait ravie : « J’ai de petits paralipomènes à vous faire sur le sujet de M. Racine » (Lett. de M. Vuillart, dans Sainte-Beuve, Port-Royal, t. VI, p. 261).Source : Dictionnaire Sans agent
Je peux y ajouter la sonorité de ce mot, rarement employé, et le paradoxe (tout relatif, certes) du choix d’un terme quelque peu obsolète pour encadrer des écrits sur les [nouvelles] technologies.
Le diable est dans le détail, ai-je souvent entendu lors de conférences. Cet assemblage de textes a priori insignifiants, ces choses omises ailleurs, que sont censés rassembler les paralipomènes, mais qui « pourraient resurgir sous une forme incongrue et parfois violente », représentait une autre provocation à laquelle je n’ai pas résisté.
Une excellente présentation du mot « paralipomènes » par Lydie Salvayre, trouvée dans le Magazine littéraire du 1er avril 2008
Paralipomènes célèbres ou d’autres moins [liste ouverte le 15 juillet 2010 ... à suivre]
Paralipomènes d’Ubu, Alfred Jarry (1896)
Paralipomènes, Ghérasim Luca (1ère édition, 1976) (2ème édition, 1986
Paralipomènes à la Batrachomyomachie : Supplément au Combat des rats et des grenouilles, Édition bilingue français-italien. Giacomo Leopardi (Auteur), Perle Abbrugiati (Traduction). Vu sur Amazon le 12 janvier 2011
Paralipomènes : poèmes, Paul Bastid, 1972 (Source : Alsatica, information donnée par Marie-Chantal Manset)
Paralipomènes alla Divina Commedia. Liszt. Qobuz
Paralipomènes à la divine comédie. Un album musical de Dark Nation (Swiss Metal Community) 2011, j’imagine.
Lessing, Laocoon suivi des Paralipomènes, Paris: Klincksieck, coll. « L’esprit et les formes », 2011
Paralipomènes à la Batrachomyomachie, Giacomo Leopardi, Édition bilingue établie par Perle Abbrugiati, Aix-en-Provence, PUP, 2005
Paralipomènes pour présenter un dessin étrange mais non sans charme sur le blog Hellocoton


Bonjour Chère Michèle BATTISTI,
ravie de découvrir votre blog « PARALIPOMÈNES », car si votre nom m’était familier par la liste de diffusion de l’ADBS, je ne savais pas que vous étiez l’auteur d’un site si joliment nommé.
Je vous remercie de m’apprendre les nombreux autres usages faits du mot « paralipomènes », que j’ignorais, mais comme vous ne faites pas mention des fameux paralipomènes de ce cher SCHOPENAUER, j’en déduis :
1) Que vous ne les connaissez pas (est-ce possible ?)
2) Que vous avez Schopenauer en horreur (est-ce possible ?) (il est vrai qu’on l’adore ou qu’on l’abhorre).
Gageant qu’il s’agit du 1) plutôt que du 2), je me permets de vous copier la page de garde de ce petit bijou du cher Arthur, (ainsi prénommé par des parents europhiles, soucieux que le prénom de leur fils soit facilement traduisible dans toutes les langues européennes), dont je fis la découverte grâce à Michel ONFRAY, lors d’un de ses cours d’été retransmis sur France Culture : « Parerga et paralipomena ».
Et merci encore pour votre blog !
Marie-Chantal MANSET